Biographie























1935
Naissance de Guy-Rachel Grataloup à Nantua (Ain).
1939
Au moment de la déclaration de guerre, Grataloup a trois ans. Sa famille à Nantua où Jean Grataloup, son père, a repris, quelques années auparavant, une imprimerie dans laquelle les rames de papier et les chutes colorées tombées des massicots font l’émerveillement de l’enfant. A Nantua, la maison se trouve face aux montagnes noires de sapins, non loin du site romantique du Lac de Sillans.
1939-1940
Lors de la mobilisation, en 1939 et en 1940, la famille vit provisoirement à Dijon, où Jean Grataloup est affecté. De ce séjour, Grataloup garde le souvenir du bombardement par l’aviation anglaise, de la gare et des voies ferrées. Ce sont surtout les bombes incendiaires et leurs geysers de feu qui frappent l’imagination de l’enfant. Plus tard, il y aura dans sa peinture le souvenir transposé de ces « feux expressifs ».
1940 – 1944
Tandis que le drame et la guerre enveloppent la France, l’Europe puis la planète entière, Guy-Rachel, comme bien d’autres petits Français à cette époque, vit à la campagne, dans le Bugey. Il fréquente l’école communale d’Argis où habite sa grand-mère maternelle. En sa compagnie, il s’initie aux travaux des champs.
A Argis, Guy-Rachel contemple la Roche de Narce, falaise impressionnante dont on retrouvera la trace dans l’un des « archetypes » de sa peinture.
La famille revient à Lyon et s’installe à la Croix-Rousse en 1944. Dans l’atelier de sa mère, coupeuse-modéliste, les dessins à la craie sur les tissus fascinent Guy-Rachel.
1945 – 1953
Il fréquente le collège puis le lycée. Il y crée « manuscrit » le journal des « J3 », avec pour président, le maire de Lyon, Edouard Herriot.
1953 – 1955
Guy-Rachel assiste aux cours du soir de l’Ecole des Beaux-Arts de Lyon de 1953 à 1956. Il découvre les trésors du Musée Saint-Pierre, fréquente les expositions qui ont lieu dans les galeries. Pour gagner un peu d’argent, il travaille au journal « Le Progrès » où son père avait été typographe, puis aux Hospices Civils de Lyon, à la Trésorie Générale du Rhône, à la Perception de Villeurbanne et enfin comme perspectiviste chez un architecte lyonnais.
Il fait la connaissance de Roger Planchon en 1954, alors jeune metteur en scène engagé, animateur du théâtre populaire de Villeurbanne.
Guy-Rachel concrétise en 1955 un rêve : il achète une moto anglaise, une BSA, avec laquelle il parcourt les routes de France, de Suisse et d’Italie.
1956 – 1958
De 1956 à 1958, il effectue son service militaire à l’Etat-Major des forces de l’OTAN en Allemagne. Il fréquente les galeries et les musées qui commencent à présenter les avant-gardes et notamment les toiles de Soulages.
En 1958, il participe à une exposition du groupe de l’association des étudiants lyonnais, organisée par Alain Crombecque (futur Directeur du Festival d’Avignon et du Festival d’Automne à Paris) dans laquelle figurent Hugueto et Christo.
Il suit des cours chez Burlet, un élève de Gleizes, membre du groupe « Témoignage ». Grataloup loue à Lyon une ancienne épicerie, « L’Economique », dont il fait son atelier.
1958 - 1965
De 1958 à 1960, il exécute des dessins d’ouvrages d’art chez un ingénieur, des perspectives chez un architecte. Guy-Rachel prépare le concours d’admission à l’Ecole Normale Supérieure de Cachan auquel il sera reçu en 1960. Il fait la connaissance de Jacques Zwobada qui y enseigne. Professeur au lycée de la Salle à Saint-Germain en Laye, il y rencontre l’historien d’art José Pierre, l’un des proches d’André Breton.
A l’Ecole Normale Supérieure de Cachan, il rencontre Claude Chevreuil et Jules Romain pour lequel il crée les décors de Volponne. Jean Cocteau écrit des poèmes pour le journal de l’E.N.S. avec ses illustrations.
Admis en 1964 à l’Ecole
Normale Supérieure des Beaux-Arts, il entre dans l’atelier de
Chastel, où se trouvent des artistes comme Viallat, Buraglio, Poli,
Rouan, Kermarec.
Lauréat de l’Institut de France pour la Casa
Vélasquez à Madrid en 1965, il y séjournera de 1966 à 1967. Il
découvre les merveilles du Prado et de l’Escurial, parcourt la
Castille et l’Andalousie, avec le compositeur Antoine Tisné et
rencontre les peintres Millares, Villaba, Pablo Serano et les
compositeurs Rodrigo et Luis de Pablo. Il expose ses toiles au
« Museo del Arte Contemporaneo » de Madrid.
1966 – 1969
De retour à Paris en 1967, il dispose d’un atelier à la Cité Internationale des Arts. Il y rencontre Anne et Patrick Poirier, Malaval, Vélickovic et Serge Gainsbourg.
Il obtient le Prix de Rome en 1967 et part en 1968, invité à la Villa Medicis dirigée par Balthus. En vacances à Stockolm, il rencontre Jean-Luc Godard qui présente ses films tracts sur les évènements de Mai 1968.
Grataloup fait la
connaissance de Francès Crabbie en 1969, mère de ses fils Julien et
Anthony. Il expose un hommage à Claude Monnet, les « Nymphéas »
et présente ses premiers « frottages ».
1970 – 1974
A l’Ecole Normale Supérieure de Cachan dès 1970, il quitte la Cité des Arts pour un atelier au 37, rue Henri Barbusse à Paris. Il fait la connaissance de César et d’Etienne Martin. Il participe à l’exposition « Plastiques et Art Contemporain ». Cette même année, il présente ses oeuvres à Montpellier lors de l’exposition « 100 artistes dans la ville « et à Limoges « Rencontres » avec notamment Bioules, Dola, Bernard Venet, Louis Cane, Pincemin et Boltensky.
Agrégé en 1970, il est nommé « Directeur d’Etudes » à l’E.N.S de Cachan, jusqu’en 1996. Il crée avec ses élèves de l’E.N.S., le groupe « Vision Création » qui expose en 1971 au Musée d’Art Moderne de Céret à travers une exposition « Impac II », organisée par Jean Clair.
Il se lie d’amitié avec Alice Rewald qui lui fait connaître Francis Bacon et Michel Leiris.
A partir de 1972, il s’intéresse à la théosophie et au Védenta.
La galerie Marquet organise sa première exposition personnelle à Paris en 1973.
Toujours en 1973, une exposition est organisée par Jean-Louis Pradel à la galerie « La Roue » à Paris. Grataloup montre son travail récent.
En 1974, il expose à la maison de la Culture et des Arts de la Seyne sur Mer, avec le soutien de Edouard Pignon, organisateur de l’évènement.
1975 – 1980
Il propose une installation aux serres de Magny-en-Vexin avec l’appui de Jean-Louis Pradel.
Il commence un « Chemin de Croix », terminé dix ans plus tard.
Il expose à la galerie Marquet en 1976 et réalise en 1977 sa première œuvre monumentale, une mosaïque pour la Mission Laïque de Valbonne.
Expositions avec Roland Topor à la galerie Marquet en 1978, avec Joël Kermarec et Olivier Debré à la galerie Hérodiade à Saint-Etienne et accrochage « Vorshau 78 » à la galerie « Aktual » à Bâle.
1980 – 1985
Ces années sont marquées par la réalisation de nombreuses œuvres urbaines : mosaïque, mosquée, Sophia-Antipolis, 1980 ; vitraux, tapisseries et céramiques sur le thème de l’ »Arbre de Vie », église Saint-Jean Baptiste, Ajaccio, 1982 ; vitrail, communauté israélite, Varenne Saint-Hilaire, 1984 ; vitrail du nouvel Hôpital Saint-Louis, Paris, 1984 ; mosaïque, hall pour la Division opérationnelle des Télécommunications, Angers, 1984 avec son ami architecte, Denis Sloan ; mosaïque de 840 m2 « Les Trois Arbres », la Défense, 1988.
1986 – 1989
En 1987, exposition à la galerie Lavignes-Bastille.
Il est sélectionné parmi les artistes représentant la France à l’exposition « Les Peintres de l’Europe » organisée par la revue « Eighty ».
La dualité « plan-matière » s’affirme dans son œuvre à partir de 1988.
En 1989, il s’installe dans une maison-atelier, conçue par son ami architecte, Denis Sloan.
1990 – 1994
Il rencontre Mireille Cheynet de Beaupré « Milena », qu’il épousera en 1991.
Une exposition très importante est organisée par Jacqueline Moussion dans sa galerie du Marais en 1990.
Il réalise la mosaïque dur R.E.R. Porte de Clichy et la station « Bellefontaine » pour le métro de Toulouse en 1992.
La même année, la Closerie des Lilas présente une série de gouaches, d’aquarelles et de peintures de petit format sur le thème des « Paradis érotiques » avec des textes de Michel Tournier, Marc Gaillard, Jean-Pierre Saccani, Michel Chaillou, Frédéric Beigbeder…
En 1993, il expose à la
galerie du Centre, au festival « Art Jonction » à Paris,
à la foire internationale de Hong-Kong ainsi qu’à l’aérospatiale
de Toulouse : « Les couleurs du métro ».
En 1994, apparaît une
série de tableaux célébrant la naissance de son fils « Constant ».
C’est à partir de cette époque que la présence de la figure
devient plus évidente dans son œuvre. La même année, Jean-Louis
Ferrier consacre une importante analyse de l’œuvre de Grataloup
« La recherche des mondes impliés » aux éditions
Ramsay.
1995 – 2003
En 1995, il expose à New-York « Art Fair ».
En 1996, deux expositions sont organisées, l’une à la galerie Lavignes (Paris) “le regard de Jean-Louis Ferrier”, l’autre à la galerie du Centre.
A partir de 1998, il intègre dans ses toiles des métaux mats ou polis qui reflètent la réalité d’un quotidien. A l’occasion de l’exposition à la galerie Enrico Navarra, est éditée aux éditions Ramsay une nouvelle monographie avec une préface de Michel Tournier.
En 2001, il réalise « jardins et femmes fleurs », aux figures pointillées monochromes. Il y ajoute des fleurs de soie qui créent des reflets intermédiaires sur les métaux.
En 2002, grâce au
soutien du groupe Bayer, une grande exposition est organisée à la
Chapelle Saint-Louis de la Salpétrière à Paris. 90 œuvres sont
exposées autour du chemin de Croix. Un très beau catalogue
d’exposition est publié à cette occasion aux éditions Enrico
Navarra.
En 2003, la ville de Lyon
accueille deux expositions, l’une à la Chapelle de la Trinité,
l’autre à la galerie « Le Soleil sur la Place ». Une
centaine de toiles sont exposés autour de la « Tente du
Prophète » une installation réalisée à la feuille d’or et
reposant sur un lit de sable ainsi que la série « Massabielle »,
hommage à Bernadette Soubirous.
2004 – 2006
En septembre 2004, il est sollicité par un de ses fidèles et grands collectionneurs, Jean Mairet, pour participer à une exposition collective au « Triage » (Nanterre).
En juin 2005, la ville de Chevreuse célèbre son travail à travers une exposition au « Séchoir à Peaux » de Chevreuse. Grataloup y présente une série de toiles sur les thématiques des feuilles et des pommiers.
En juillet 2005, il
expose à la « Maroquinerie » une série de toile sur la
thématique du lac de Nantua, sa ville natale.
Toujours grâce au
soutien du groupe Bayer, une très grande exposition est organisée
en Allemagne à Leverkusen, siège social du groupe. Plus de 200
toiles sont offertes aux yeux du public pendant près de trois mois,
de novembre à fin janvier 2006. Un nouveau catalogue d’exposition
est alors publié par les éditions Enrico Navarra.
2008 – 2009
Octobre 2008 : pour la deuxième édition des « Arts Elysées », Grataloup présente quelques œuvres par la Galerie du Centre.
Novembre 2009 une grande
exposition est organisée au siège social du groupe Dexia à
Luxembourg. Il y présente de très nombreuses toiles de grands
formats sur les séries ainsi que de nombreux objets. Un nouveau
catalogue d’exposition est à nouveau édité à cette occasion.
En mars 2009, à travers
une exposition au nouvel Espace Moretti de Paris la Défense,
Grataloup revient au plus proche de sa réalisation urbaine
monumentale de la tour de ventilation « Galilée ». Il y
présente ses dernières créations autour de la série des
« piscines ».
2011
Troisième édition des « Arts Elysées ». Grataloup y présente de nombreuses œuvres sur la série des « vides quantiques ».
La ville de Chevreuse le
sollicite pour la réalisation de vitraux d’un ancien prieuré du
XIème siècle à Chevreuse. Avec le concours des ateliers « Loire »
(Chartres), il réalise un ensemble de trois vitraux représentant
Eve, l’Arbre et la symbolique du temps qui passe à travers un
sablier. Une exposition Vitraux & Peintures est organisée de décembre 2011 à avril 2012.


